Le stévia est un édulcorant naturel, une plante utilisée par les indiens sud américains non pas pour se nourrir mais tout simplement pour "se faire plaisir" en la mâchonnant.
Depuis son apparition sur le marché occidental, ce nouvel édulcorant a
séduit tous ceux qui appréhendaient l'usage des édulcorants de
synthèse, notamment tous ceux qui sont attachés à la filière Bio.
Le Stévia possède un formidable pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du sucre blanc de table, le saccharose. Il ne contient ni calories ni glucides.
Le problème qui se pose à propos du Stévia est de comparer ses avantages et ses inconvénients éventuels avec le leader actuel du marché, l'édulcorant de référence mondial, l'aspartame.
Sur le plan du goût, les différences sont d'ordre personnel, il y a de grands amateurs d'aspartame et d'autres qui préfèrent le petit arrière goût réglissé du Stévia.
En fait, l'expérience prouve que l'habitude et l'usage interviennent
puissamment et tout autant la mode et le buzz établi par les
utilisateurs et les fabricants autour du produit. Sur ce point, il n'y a
donc pas d'argument décisif.
Le prix : sur ce point, l'aspartame
est nettement moins coûteux. Au comprimé sucrant, le prix de
l'aspartame peut atteindre le tiers du prix du Stévia.
Les risques : c'est sur ce point essentiel que le
débat porte aujourd'hui. Toute la communauté scientifique mondiale sans
exception assure que la consommation d'aspartame ne recèle aucun danger,
qu'il peut même être utilisé dans l'indication pourtant sanctuarisée de
la femme enceinte, rien n'y fait. Il y a dans une certaine partie du
public, un rejet irrationnel mais un rejet violent dont on ne connait
pas vraiment la cause.
Le point d'argumentation le plus pertinent est que l'aspartame est
utilisé chaque jour depuis plus de 20 ans, non seulement en tant
qu'édulcorant du café ou des laitages mais des sodas par des centaines
de millions, voire des milliards de consommateurs sans n'avoir jamais
été incriminé d'aucune conséquence sur la santé. Aucun médicament au
monde ne peut se prévaloir d'une expérience aussi large. De plus, il
faut garder en mémoire que si l'aspartame n'existe pas sous cette forme
dans la nature, il s'agit de l'acide aspartique et la phénylalanine qui
font partie de tous les aliments protéinés naturels comme la viande ou
le poisson. Pour le Stévia, nous n'avons pas un tel recul. Seuls les
populations sud américaines et asiatiques l'utilisent régulièrement mais
les pays occidentaux comme la France ne l'ont autorisé que depuis peu
et l'Europe communautaire n'a toujours pas donné son accord. L'argument
de sa nature de végétal pur et naturel est cependant très pertinent.
En conclusion, au vu
des dossiers et des pratiques comparées, nous pensons que, concernant
l'utilisation comparée du Stévia et de l'aspartame dans le cadre de la
méthode Dukan, ces deux produits sont extrêmement surs et peuvent être
utilisés librement.